Une main sur les couilles, l'autre dans le jàmon Ibérico, la discussion bat son plein avec mes amis Bozal et Spiff. Les brèves de comptoir fusent, le niveau in-intellectuel s'élève, la pression monte, la connerie est lâchée :
- et si on partait en Australie !
Mon cerveau ne fait qu'un tour, je m'autorise une demi seconde de réflexion sur ma situation actuelle : 24 ans, CDI dans une boite de consulting depuis 7 mois, Audois, fraichement diplomé ingénieur, permis A, dépucelé, vacciné. Trois mois d'expérience au Danemark, 6 mois en Finlande: un franglais impeccable. De l'enthousiasne, du rêve, de la confiance. L'iphone et le couteau. Une réponse :
-Vendu !
La suite s'enchaine à la vitesse de ces mots : Demande Working Visa, vérif. passeport, coming out en famille, lettre de dém, billets d'avions, vente voiture, cessation paiement opérateur téléphonique, annulation contrats voiture/banque, coiffeur, assurance expatriation, pot de départ, tour de France des copains, retrait 1500 euros, carte bancaire poubelle, taxi aéroport.
Paris, 20 novembre, zone duty free :
Face à l'A380, je suis mûr... ...je suis mûr pour aller dans le mur !
1500 bornes dans un désert ingrat sur notre fidèle monture pour arriver dans un nouvelle ville oubliée des dieux : Griffith. Comme d'habitude, une version moderne des villes du Far West. Un pub a la place du saloon, un Macdo remplace le restaurant Mexicain et un tribunal plutôt qu'une prison. Ville connue pour le crime organisé et le traffic de drogues. Le dernier shériff est en statue à l'entrée de la ville, tué par balle.
C'est là que j'ai déniché du boulot chez Casella, usine de blanchissement d'argent...heu...de vinification! J'ai jamais gagné autant en étant aussi peu productif de ma vie. 4000$ en six semaines à bosser 3 jours sur 7 ! 3 jours à vérifier méticuleusement la qualité de milliers (millions?) de bouteilles. Soudain...! A la 3542564463ème bouteille je découvre en bavant une mouche en pleine séance brasse coulée dans du chardonnay! Hurlement de joie, agitation frénétique des bras, décollage du sol vrillé, triple looping, le tout digne de la parade amoureuse du Gypaète barbu juvénile puceau ! Mon meilleur souvenir du boulot !
Deux mois à dormir dans la voiture humide et malodorante collé à Spiff, humide et malodorant. La nourisse, c'est des escadrons de moustiques qui nous envoient au lit à 19h sans discussion ! Pour la bouffe : Subway italian bread – roast beef – Suisse cheese – lettuce – capsicum – tomato – cucumber – pickle – jalapeno – hot chili. Pour les activités : pisser le plus prés possible, pratique du lancer de javelot sans javelot, jouer à Collin-maillard les yeux ouverts, s'arracher un maximum de sourcils en une seule prise, se tapper le cul par terre et compter le nombre de bleus... je m'arrête là je vais vous rendre jaloux !
Allez un chapitre pour la fête forraine. Ca commence par ¼ d'heure de queue à la buvette pour apprendre qu'on peut payer que par ticket, puis ¼ d'heure de queue à la billeterie, puis ¼ d'heure de queue à la buvette pour apprendre qu'on a des tickets vins pas des tickets bières ! Inutile de dire qu'à ce moment précis avec l'ami Spiff, on est bouillant! On a accumulé des semaines de sobriétés, on a acheté assez de tickets pour être considéré VIP et après une heure de fiesta 0g dans le sang. On se reprend en se jetant sur le premier stand dégustation pinard, à 17h j'ai même pas les dents rouges, les stands ferment ! Mes tickets finissent dans la gueule de la guichetière ! Fin des hostilités...!
Enfin l'heure du bilan sonne, il est grand temps de changer d'air avant qu'on nous embarque avec camisole de force! Le besoin urgent d'un lit, d'une télécommande, d'un micro-onde se fait sentir : direction Melbourne!
Vrombissement ou plutôt
caquètement du moteur and on the road again ! Je file dépenser
mon millier de dollars dans le “the place to be” Australien!
Première étape
à Byron bay, ville sympa de junkies ! Malgré un flot
incessant de touristes, la ville garde un côté à
la cool qui fait tout son charme. Alors je put some flowers in my
hair, je trip sur le reggae local et je m'enfile tout plein de jus
d'orange organique. Spiff est au paradis, il rêve de créer
une communauté indépendante...Oula ! C'est le moment de
partir !
Direction la Gold Coast
(ou Gold Cost!), la plus grande fierté des Australiens
derrière le boomerang et les jantes alus ! La ville principale
s'appelle Surfer Paradise (fallait oser !) et seule cette catégorie
y trouve son compte. On est profite pour s'essayer au surf pendant
une après midi : échec (Article à venir)! Les
grattes-ciels residentiels à 50 mètre de la plage,
c'est rigolo mais c'est encore mieux de loin, voir de très
loin ! Un conseil, contournez... !
Jusqu'à Brisbane,
ma ville coup de coeur. Un centre agréablement conçu
autour d'une rue piétonne large et animée. Des parcs
botaniques colorent la ville et profitent à la business class
pour un déjeuner sur l'herbe (Pas à poil non plus !).
D'agréables promenades longent le fleuve Brisbane qui enlace
le centre ville. Sur l'autre rive un immense espace culturel et une
plage artificielle très prisée des Brisbanais et des
touristes. La ville est également bien meilleur marché
que Sydney pourtant mon compte atteint la zone rouge. Il est temps de
retourner dans l'Outback !
Finalement une semaine
aura suffi à faire cet “incontournable”. Mon bronzage est au top! Tout le monde nous conseille Melbourne, sud-est de
l'Australie alors allons-y gaiement !
Le mot backpacker vient des termes latins Bacchus et Paqus. Bacchus est l'équivalent romain du dieu Grec de la vigne et du vin Vignoloros. Paqus est l'équivalent romain du dieu Egyptien des valises et des grosses branlées Samsonitus. Le tout signifie naturellement Empaqueteur Bourré.
Le backpacker est un jeune ambitieux avec une cervelle en bouillabaisse. Un matin lui prend l'envie de pisser, un autre l'envie de partir en Australie. Une fois la décision prise, le backpacker est plus têtu qu'un Catalan, les avertissements de famille, amis, patron et les chansons de Cabrel n'y changeront rien! Le backpacker est capable de rentrer vingt-cinq ans de vie dans un sac 50cm X 35cm X 27cm ! Véritable fils du vent, il est trimballé toute sa vie d'un point à l'autre de la planète...
Côté Australie, le backpacker est un riche Européen qui vient dépenser ses "deutchmarks" sur le territoire à coup d'excursions sportives et “intellectuelles”. Véritable industrie, le gouvernement Australien a longuement étudié la question. Aujourd'hui le système est bien rodé comme le montre les exigences du visa en plus d'un coût fixe de 250 euros:
Posséder un billet aller-retour
Etre capable (en cas de contrôle) de prouver un solde bancaire de 5000 euros minimum
Etre originaire d'un pays dont le pouvoir d'achat est équivalent à l'Australie
Une fois les poches vides, le backpacker perd toute sa définition... Libertaire, il devient un vulgaire pantin articulé. Capable de partir à l'autre bout de la planète sur un coup de tête, il se laisse trainer dans les coins désertiques les plus pourris. Capable d'abandonner les meilleurs plans de carrière, il se retrouve dans les boulots les plus ingrats. La mission gouvernementale Australienne est alors de l'exploiter le plus longtemps possible. Mais le backpacker, toujours par définition, il fait son sac et il se casse ! En Amérique du Sud ils recrutent ;-)
3 heures de route et nous voilà dans la véritable Australie, là où le Texan moyen passe pour un intellectuel. Premier arrêt, qui nous coûtera 1 mois : la Hunter Valley.
Bienvenue dans la plus grande région viticole d'Australie! Tapissée de sublimes wineries (domaines), la Hunter est une destination privilégiée par les gens de la Haute, qui, entres deux dégustations de Shiraz s'offrent golf, carrosse, helicoptère, hotel grand luxe et diner aux chandelles. Au milieu de cet Eldorado, la matière grise Australienne a réussi à créer Cessnock ! Une ville où les habitants ont plus d'orteils que de dents, où les scientologues ont pris la mairie, où le calendrier démarre à la fête annuelle du tuning, où Macdonald et KFC se partage le camembert nutritionnel, où dans un camping miteux je m'installe !
Je trouve du boulot au domaine Joyeux&fils, baptisé ainsi en l'honneur de cette gaieté perdue dans la famille depuis trois générations ! Les journées sont un enfer de 8 heures par 35°. Le banc de mouche est mon seul ami... pas un Larirette... pas une Capounade*... Le “gueuleton” de fin de journée se compose d'un morceau de bacon entre deux tranches de pain de mie... Enfin l'argent rentre pendant deux semaines... jusqu'à...
... ce que des trombes d'eau nous tombent sur la gueule ! Le raisin se gorge d'eau et perd sa qualité. Les journées de travail se réduisent et les mois promis se transforment en semaines. Le camping se transforme en lac de boue. Comble : la chambre (comprenez la voiture) prend l'eau qui moisit mes nuits et mes draps! Pendant une semaine on résiste dans ce déluge! Le Noé de la Hunter s'appelle Juono, il a gardé un couple de chaque nationnalité ! Il nous offre 3 heures de boulot dans la boue avec chaque jour la promesse de meilleurs lendemains. Je gagne même plus de quoi me payer une mousse. Courage... fuyons !
M. Maffre
* (Mot occitan) Coutume qui consiste à se jeter sur le vendangeur avec le raisin qu'il a oublié de couper et de le barbouiller gaiement !
Glebe district, Sydney, 21 décembre – 10 janvier 2010
Retour dans la Cité des Vices dans le quartier de Glebe pour quelques semaines. Trois paragraphes, trois objectifs : boulot, voiture, réveillon !
Niveau boulot, je me heurte aux mêmes problèmes : les villes sont envahies de backpackers, les agences inutiles, les bars croulent sous les CV... Tel JC Convenant, qui rêve de vendre en “Terro Incognito”, je me prends à tester la start-up marketing ! Echec total (Explication texte plus tard...)! Le boulot ce sera les vendanges dans la Hunter Valley et puis c'est tout !
Côté voiture, laissez-moi vous présenter la Station Wagon : un moteur dragsterien de 4L capable d'encaisser le Million de kilomètres + un habitacle lit double + toutes les merdes accumulés par les backpackers precedents (Road books, casseroles, douche solaire, camping-gaz...) Bref, un must ! La chasse aux pigeons peut commencer ! Dans notre cas c'est un couple Tchèque qui tombe le bolide de 3500 à 2500. Aujourd'hui j'espère en tirer 1000 et je roucoule mieux que personne !
Enfin les fêtes de fin d'année : Noël avec un repas digne des pétanqueurs de Bouillouse les Bains : Ricard (50 dollars la bouteille) et BBQ saucisse ; Réveillon avec une matinée à faire la queue, une buvette qui ouvre à 15h, un feu d'artifice au Botanic Garden minable ! Excellents souvenirs pour la fin des deux soirées : le bain de minuit à Bondi Beach (Tenue d'Adam exigée) !
L'Australie continue de nous livrer ses surprises et ses trésors ! A cet instant, le compte est vide ! Je quitte la ville de toute urgence, le moindre faux pas et c'est Game Over ! La banque Maman commence à se lamenter : Que diable allait-il faire dans cette galère ?!
Toi aussi, tu en as chié comme un Russe en Australie ? Alors lâche toi sur ce questionnaire ! Merci de m'envoyer un mail avec photo (ou pas) pour publication! N'hésitez à m'envoyer des suggestions pour les questions.
Pseudo :
Age :
Sexe :
Pourquoi as-tu quitté la mère patrie ?
Quelles sont les dates de ton séjour ?
Puceau des voyages ou vieux baroudeur ?
Quelle partie de l'Australie as-tu visité ?
Quels sont tes activités professionnelles Australienne ?
Est-ce que tu as caressé un koala ?
Est-ce que tu as rencontré l'Amour ?
Comment ont évolué tes bourses lors du séjour ?
Quel est ton pire souvenir ?
Tes ambitions au moment du départ ?
Ton bilan ?
Toi aussi, tu recommandes l'Australie à l'ami lecteur?
4h du mat' retour à la casbah, après quelques zig-zags l'entrée du Chinese Garden. Un incontournable à Sydney et seul un étroit cours d'eau me sépare de ce paradis Zen. Mes sens aiguisés visualisent le saut nécessaire, c'est faisable. Mon copain Fips finit de me convaincre en évoquant une absence des parties génitales... Bref! Le saut est fait et après quelques moulinés de bras je suis sain et sauf de l'autre côté.
Je contemple les saules, bambous, lotus et autres magnolias... J'admire l'architecture du jardin, son temple, ses lacs. J'apprécie ce calme, ce calme avant la tempête...! ALARME !, des rangers arrivent de tous les côtés, ça court, ça crie, je suis encerclé, je me rends !
Le grand chef des rangers me postillonne « You are under arrest, everything you say can be used against you ». Il est tout rouge et il agite les bras ! Il nous ordonne de nous asseoir. J'en suis encore à me demander ce qu'il se passe. Pour moi j'ai juste escalader la grille d'un jardin public. C'est qui ces mecs ? Ils sont six à nous faire face. Bah, pas de paranoia, je vais lui expliquer calmement que je jetais un coup d'oeil et basta. Il le voit pas comme ça, il est en train d'appeler la police !
5 min plus tard le cop, super amical, commence par demander gentimment à Spiff de partir « GET OFF ! » et m'entraîne bras dessus bras dessous direction le poste. Ma première garde à vue, c'est maman qui va être fière de moi! Dans ma cellule 1m2 c'est la crise de nerf, seul un tag “fuck the police” me décroche un sourire. Le policier commence la stratégie de l'intimidation : “What kind of visa do you have ?”, “We can cancel it !”. Un deuxième arrive et me crie “Tu vas aller au tribunal tu comprends ?!”.
Ca fait 4 jours que je suis en Australie, ils parlent d'annuler mon visa ! J'ai l'intention de quitter Sydney au plus vite, j'ai rendez vous au tribunal dans 15 jours ! Enfin le bon flic arrive pour la séance interrogation, je lui dis tout : mon identité, les raisons de ma visite improvisée, mon numéro de carte bleu, la recette du Coca, l'identité de mon compadre, les meilleurs coins à champignons...
Les plus : Je gagne sa confiance et j'évite le tribunal !
Les moins : J'écope d'une amende “trespassing” de 210 dollars et Spiff me passe en boucle “Balance” de Mafia K'1 Fry !
Je finirai sur cette phrase du site officiel du Chinese Garden :
« Exploring a Chinese Garden is a journey of discovery » !
Newcastle est une ville fantôme, démonstration en chiffres : 141.000 habitants (2006) pour une densité de 806 habitants/km2. En France à la même densité il y a Sarrebourg en Moselle (13.000 hab) ou Mont-de-Marsan dans les Landes (29.000 hab). Mais pour une ville de 140.000 habitants, Grenoble (8.450 hab/km2), Le Mans (2.760 hab/km2). Concluez !
La seule activité au “centre ville” c'est de mater désabusé quatre jeunes dans une Ford Falcon tunée passer et repasser : le fameux lapping ! Les quelques bars ne sont pas dignes d'un PMU de quartier. Un point positif pour la plage, gros rouleaux garantis! Bref, tout ça c'est bien laid mais je suis là pour trouver un taf !
Internet : Au Macdo pour son free Wifi qui me rappelle l'époque des modems 56k. l'Iphone et le mini-portable sans word, j'oublie vite la recherche on-line, ça me coûte trop cher en MacChicken !
Agence d'emploi : A chaque tentative, la même réaction : “Give me your resume (CV), we will call you back” ce qui signifie “Fuck off” ! Aucune question sur mon background, pas de formulaire, pas de conseils... Comble du comble : les seules informations qu'on me donne sont des listes d'autres agences !
Porte a porte : La seule véritable arme du backpacker en ville. Expérience enrichissante et douloureuse! J'imprime 50 cv, je bloque sur sourire, chemise, pompe en croco et c'est parti ! Première journée, je distribue une quinzaine de cv, au seizième je commande une bière ! Pendant que je sirote ma XXXX Gold, une charmante Suédoise donne son cv qui finit directement dans la trash bin du bar. Enough, je retourne à la plage !
Bilan de trois semaines a Newcastle : les vagues ont eu raison de mon dos et j'ai touché 55 dollars en nettoyant un chantier ! Noël et jour de l'an approche, Let's Get Out of Here. Ou ça ? à 500 bornes à la ronde cest le désert, à part : Sydney!
Première semaine franco-française dans la ville la plus peuplée d'Australie. A l'hostel c'est 50% français, 50% reste du monde : apéro Ricard, marseillaise, fromage et moustache, dépaysement total ! Les anglais passent leurs temps à nous accabler avec « Parlez vous français », le tube Australien du moment! Le charme à la française est bafoué... ma seule carte !
Pour les guides touristiques, Sydney c'est la City, Darling Harbour, Chinatown, Botanic Garden, King's Cross, Sydney Theatre, Bondi beach... Mais pour les backpackers, Sydney c'est les boites, casino, beottle shop, Irish pubs, petites anglaises, gardav, concerts, festivals...
Une semaine de NOUBAAAH, le reveil est lourd, le portefeuille léger !
Si je veux écrire un chapitre quatre, un virage s'impose... Alors je prends deux Aspros, j'ouvre un compte, je complète mon visa travail, je me rase et premier train en partance pour Newcastle: ville industrielle pleine de promesse. A priori une ruée vers l'or, a posteriori une descente aux enfers !
L'Australie, ça commence par 24 heures d'avion, 4 navets, 1 bouquin, un nouveau record au Pinball, 6 repas cellophanés et 36 Sprites ! C'est aussi un jet lag de 10 heures à rendre narcoleptique l'argent de Wall Street!
A l'aeroport je suis pris en charge par une charmante vahiné qui m'accompagne vers mon club holiday... Ha ha du tout ! Ce qui m'attend a l'arrivée c'est mon sac de 25 kg déchiré, un bureau de change aux taux douteux, un centre des infos vide...
Systeme D pour trouver un téléphone et 2-3 numéros d'hostels, je prends mon souffle, révision de vocabulaire : booking, room, fish&chips! J'encaisse le premier « G'day mate ! How ya goin' ? », ...a comprends pas... ! Pas d'affolement, le gonze il vendrait son hotel à une vache espagnole! Je vous passe la récupération de l'adresse.
Minuit, 39°C, taux d'humidité 95% : 35 mètres pour rejoindre le taxi climatisé, je suis en nage! Demi heure plus tard, entre deux filles de joie, la porte de l'hostel. J'entre et signe pour la moins chère...
...et y'en a pour son argent : frigo gras et dégoulinant, pas de clim, pas de fenêtre, sol jonché de fringues sales, odeur à faire pâlir le dernier Fa Extrême... et 15 sommiers envahis. Bizutage Australien ? J'ai un visa 1 an, va falloir faire mieux que ça les boys! Stoïque, je débarasse le premier lit d'un revers de main et retrouve les aisselles puantes de Morphee !
Australoose : l'histoire d'un mec qui part 1 an en Australie pour devenir riche, beau et intelligent, qui rentre pauvre, amaigri et con !
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